Il y a des maisons qui traversent le temps. Et puis il y a celles qui continuent d’écrire leur histoire. À Saint-Blaise-du-Buis, avec vue sur les trois massifs : Chartreuse, Belledonne et Vercors, cette ancienne ferme de 1850 est de celles-là. Devenue chambre d’hôtes, elle est portée aujourd’hui par Ludovic et Arnaud, un couple arrivé de Normandie avec un rêve un peu fou : changer de vie.
Quitter la Normandie, trouver sa place en Pays Voironnais

Ludovic a 53 ans. Infirmier de métier, d’abord à l’hôpital puis pour le groupe Renault comme infirmier en prévention et santé au travail, il a toujours aimé « prendre soin ». Depuis longtemps, il rêvait d’ouvrir une maison d’hôtes. Un lieu à lui, où l’on accueille autrement.
Avec Arnaud, son compagnon depuis neuf ans, l’idée était d’abord de descendre vers le Sud, au bord de la mer. Mais la réalité de l’immobilier les a rattrapés. Puis une opportunité professionnelle pour Arnaud à Voiron a changé la donne. Le Pays Voironnais ? Ils ne connaissaient pas…
Un an de visites de maisons. Des dizaines peut-être. Et puis un jour, le coup de cœur.
« On s’est senti chez nous tout de suite. » La maison avait du potentiel, une âme, quelque chose d’indéfinissable. Ils ont su que c’était la bonne. C’est là qu’il est apparu comme une évidence de donner un nom et un sens à la demeure en hommage à Arlette.
Quatre mois de travaux plus tard — menés avec une entreprise voironnaise pour le gros œuvre, un choix important pour eux — La Maison d’Arlette ouvre ses portes en juillet 2025.
Cinq chambres, chacune avec sa personnalité, chacune avec sa salle de bain, pensées dans les moindres détails. Les plans ? C’est eux. La décoration ? Eux aussi. Toujours avec cette question en tête : qu’est-ce qu’on aimerait trouver, nous, en arrivant ? Le résultat : du charme, du raffinement, du confort. Une terrasse agréable, une piscine, et ce sentiment immédiat d’être ailleurs… tout en se sentant chez soi.
Arlette, la mémoire des lieux
Si la maison porte ce prénom, ce n’est donc pas un hasard.
Construite en 1850, elle fut longtemps une ferme. À une époque, c’était même une des rares maisons du village à avoir l’eau. Les paysans y venaient pour abreuver leurs bétails sous la grange encore existante.
Dans les années 1990, la bâtisse était en ruines. Arlette et son mari Robert tombent sous son charme. Ils la restaurent avec patience, préservant les parquets et les cheminées, lui redonnant son éclat. Ils y vivront vingt ans.
Entre Arlette et Robert et Ludovic et Arnaud, il y a eu Céline et Jean-Baptiste, les propriétaires intermédiaires, qui ont su préserver l’héritage d’Arlette et assurer la continuité de ce lieu.
Aujourd’hui, Arlette n’est plus là. Robert vit à Voiron. Lorsque Ludovic et Arnaud découvrent l’histoire de la maison, une évidence s’impose : ce lieu portera le nom d’Arlette.

La maison dégage une atmosphère douce et accueillante, où l’on se sent bien dès les premiers instants

Ici, on arrive en étranger… on repart en ami
Depuis l’ouverture, plus de 60 clients ont déjà franchi le portail. Parmi eux : des Suisses, des Allemands, des Espagnols, des Maltais, des Hollandais, des Anglais mais aussi des visiteurs venus des quatre coins du monde. Bien sûr, on compte également des couples français, des motards, des cyclistes ainsi que des professionnels en déplacement dans les entreprises du territoire, notamment à la Murette et Centr’Alp.
Et puis il y a les histoires.
Les tous premiers clients ? Deux motards allemands. Les travaux n’étaient pas encore totalement terminés, et leur arrivée a été quasiment à l’improviste, à la suite d’un malentendu avec une plateforme de réservation. Il a fallu s’adapter et improviser. À leur départ, ils ont pris Ludovic dans les bras : « On est arrivé comme des étrangers, on repart comme des amis. » Ils sont toujours en contact aujourd’hui.
D’autres Allemands, de retour en Forêt-Noire, ont envoyé des biscuits de Noël confectionnés par Heidi, ainsi qu’un petit cadeau pour Reva, chienne de la maison, désormais mascotte officielle. Ici les chiens sont les bienvenus, et Reva est souvent considérée comme la véritable maîtresse des lieux.
Un couple d’Espagnols, venu pour les fêtes, est resté une semaine. Ils ont passé le réveillon avec Ludovic, Arnaud et leur famille. Le 2 janvier, ce sont eux qui ont préparé une grande paëlla pour tout le monde ! Ici la frontière entre hôtes et invités s’estompe naturellement. Ludovic et Arnaud reçoivent leurs visiteurs comme de véritables amis et non comme de simples clients.

Cuisiner, recevoir, échanger… On sent le plaisir. Ludovic y voit un lien direct avec son ancien métier d’infirmier : « Prendre soin des gens, avoir de l’empathie. » La chambre d’hôtes est devenue une nouvelle façon de veiller sur les autres.

Un territoire à portée de main
Ludovic et Arnaud sont tombés amoureux du Pays Voironnais. Sa situation idéale : TGV, autoroute, aéroport à proximité et son dynamisme les séduisent. Lyon, Grenoble, Chambéry, Valence, les lacs, les Alpes, le Sud… tout est accessible. Mais surtout, tout est à découvrir ici.
Ici, les spécialités locales ont toute leur place. On y retrouve les biscuiteries Louvat à St Geoire en Valdaine (et boutique à Voiron) et Carpentier à la Murette, pour le plaisir des hôtes et la découverte des saveurs régionales.
Ils conseillent volontiers les randonnées dans le massif de la Chartreuse et du Vercors, le Lac de Paladru, les marchés de Voiron et Charavines ou encore la Chocolaterie Bonnat pour compléter l’expérience.
Et demain ? Les projets ne manquent pas : une pergola pour les petits-déjeuners d’été en terrasse, une grande terrasse couverte dans la grange, un jacuzzi extérieur et une petite exposition dédiée à Arlette qui prendra bientôt place dans le hall grâce à des photos de la maison avant les travaux transmises par Robert, pour que les visiteurs découvrent ce passé. La maison continue de grandir, doucement, sans perdre son âme.

Pourquoi choisir La Maison d’Arlette ?
- Pour son histoire, d’abord.
- Pour son emplacement, entre lacs, massifs et villages de caractère.
- Pour la qualité de ses chambres et de ses petits-déjeuners.
- Mais surtout pour cette ambiance rare : ici, on ne se sent
pas client.
Ludovic et Arnaud le disent sans détour : ils sont heureux de leur nouvelle vie. Ils ne regrettent ni la Normandie ni leurs anciens emplois. Ils ont été accueillis chaleureusement, ont fait de belles rencontres et ont trouvé leur équilibre. Cette maison est plus qu’un lieu de séjour. C’est une demeure vivante, portée par l’envie sincère de faire plaisir. Et peut-être que, vous aussi, vous y trouverez bien plus qu’une simple nuitée…
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